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SIXIÈME
ENTRAÎNEMENT : Le Grand Paradis
Le samedi 4 juin à 8h30, tout le monde est au rendez-vous,
l'humour aussi, mais sans Monsieur Tlokinski qui a eu un empêchement
imprévu.
Le temps est au beau fixe, le moral aussi. Pour beaucoup d'entre-nous,
le premier " 4000 " est en jeu ce week-end.
En route pour l'Italie. Nous passons avec notre minibus " Töpffer
" par le tunnel du Mont-Blanc (on pourra toujours dire qu'on
est passé juste en dessous de notre objectif initial
).
Après 2h30 de voyage, nous arrivons au Parc national du Grand
Paradis où nous sommes accueillis par des bouquetins.
Nous comparons le poids de nos sacs à dos, chacun essayant
de convaincre l'autre que le sien est le plus lourd. La palme revient
quand même à M. Giroud car c'est sa femme qui lui a
préparé le pique-nique, et il faut bien nourrir son
homme ! Il aurait pu ravitailler toute l'équipe pendant deux
jours rien qu'avec ses victuailles de premier choix
Il ne nous faudra que deux heures pour monter 800 mètres
de dénivelée afin de parvenir au refuge Vittorio Emanuele
II. Un pavillon a été réservé rien que
pour nous : cinq élèves, cinq professeurs et trois
guides.
Après une bonne sieste, nous passons à table pour
le repas du soir pendant lequel Monsieur Giroud nous conte ses mémorables
et innombrables exploits de chasse.
A l'écouter, ses quatre grands réfrigérateurs
n'y suffiraient pas
Avant de se coucher, les guides forment les équipes pour
les cordées du lendemain, nous demandent de préparer
nos sacs et d'ajuster nos crampons. Puis, à 21 heures nous
essayons de nous endormir, les oreillers des élèves
volent lourdement à travers le dortoir
Après le réveil, à 3h15 du matin, et le petit
déjeuner, nous sommes prêts en un temps record. Coiffé
de notre lampe frontale, nous partons sous une nuit étoilée
à la quête de notre espérance, en ce dimanche
5 juin 2005.
Arrivés au glacier, nous faisons une pause pour fixer nos
crampons, puis les cordées se remettent en route.
Nous avons à gravir 1300 mètres de dénivelée
le
lever du soleil est spectaculaire, l'effort et la volonté
des participants aussi.
Après cinq heures de marche, nous parvenons tous à
atteindre le sommet du Grand Paradis, situé à 4061
mètres d'altitude. Les entraînements précédents
ont porté leurs fruits, nous remercions notre guide Jean-Marie
Boimont et ses collègues. La solidarité unit notre
groupe et une complicité s'est tissée entre nous,
élèves et professeurs.
Joseph Gabioud, le directeur, prend des photos au sommet, elles
seront affichées à l'école tant il est fier
de son équipe : " On n'a pas fait le Mont-Blanc ",
dit-il, " mais on a atteint le Paradis ! Alors, le Mont-Blanc
peut bien attendre l'année prochaine
" Ce ne sont
pas les projets qui manquent à l'Ecole Töpffer.
Bravo aux élèves : Tristan, Arnaud, Pierre-Charles,
Loghan et Antoine ainsi qu'aux professeurs, Messieurs Gurviez, Giroud,
Gault, Salama et Gabioud.
Nota bene :
Le lendemain, lundi 6 juin, tous les professeurs étaient
à l'heure à l'école bien que la descente de
2100 mètres de dénivelée vint s'ajouter à
l'effort de la montée. Quant aux élèves, le
directeur leur a dit de venir à l'école dès
qu'ils seront reposés. La confiance est de rigueur entre
montagnards
.
Compte
rendu du 1er entraînement : le test d'aptitude
Deuxième
entraînement
Troisème entraînement
Quatrième entraînement
Cinquième entraînement
Sixème entraînement : Le Grand Paradis
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